Définition
Soit un ensemble, il n’existe pas d’application bijective entre et .
Cela implique qu’aucun ensemble n’est équipotent à son ensemble de parties. Mais pas seulement. Pour en savoir plus, la page wikipédia sur le théorème de Cantor est très complète (paragraphe : “Conséquences du théorème”).
Démonstration
Afin de démontrer ce théorème, raisonnons par l’absurde :
Soit une application bijective.
Posons .
est une partie de (= élément de ) définie comme l’ensemble des éléments de qui n’appartiennent pas à leur image par .
Pour comprendre pourquoi nous prenons ce , prenons un exemple : Pour , et et , , est bien une partie de , pourtant elle n’a pas d’antécédent par . Voir Argument diagonale de Cantor
tel que .
Une application de dans est dite surjective si pour tout élément de , il existe au moins un élément de tel que . Formellement, nous avons : . Etant un élément de , doit admettre un antécédent par car est surjective.
Nous avons 2 cas :
- Si , alors, par définition de , . Donc , ce qui est contradictoire.
- Si , alors par définition de , . Ainsi , donc , ce qui est encore une fois contradictoire.
, bien que élément de n’a pas d’antécédent par . n’est donc pas surjective, ni bijective. D’où le théorème de Cantor.
Complément
Le théorème de Cantor peut également être décliné de la façon suivante : Pour tout ensemble , . Cela se démontre naturellement par la non existance de la sujectivité (démontrée ci-dessus) et l’existance de l’application injective .
Par exemple, pour , , est associé à et à .